La FSVF rencontre Marc Fesneau et obtient des garanties pour des annonces prochaines
Le ministre de l'Agriculture s'est montré à l'écoute des préoccupations de la profession. De gauche à droite, notre consoeur Vanessa Louzier (FSVF-SNETAP), notre confrère Jean-Yves Gauchot (FSVF-SNVEL), Marc Fesneau, ministre de l'Agriculture, Stéphan Pinède (FSVF-SNISPV) et Anne Daumas (FSVF-SNVEL).
© D.R.
Stéphan PINÈDE
Président du Syndicat national des inspecteurs en santé publique vétérinaire
Vie syndicale
La Fédération des syndicats vétérinaires de France (FSVF) avait demandé à être reçue par le ministre de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire Marc Fesneau. Elle l'a rencontré le 5 juin. Des propositions ont pu être formulées et des garanties, apportées.
Nos confrère Jean-Yves Gauchot, président de la Fédération des syndicats vétérinaires de France (FSVF), et Vanessa Louzier, de la FSVF et du Syndicat national de l'enseignement technique agricole public, Anne Daumas, directrice du SNVEL*, et moi-même avons pu échanger avec Marc Fesneau, le 5 juin. Le ministre de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire a été très à l'écoute sur les préoccupations et les propositions de la profession.
L'essentiel des propos portaient sur l'attractivité et le renouvellement des générations des vétérinaires partenaires des politiques publiques de l'Etat. L'idée maîtresse consistait à évoquer les mesures à prendre pour que notre profession puisse continuer à être présente en matière de maîtrise des maladies des animaux de rente, de soutien à l'élevage dans sa transition face au dérèglement climatique, dans une approche Une seule santé. En effet, notre profession tient un rôle central dans les interactions entre les santés animale, humaine et environnementale.
Une large place a été donnée à la formation avec les difficultés rencontrées par les écoles nationales vétérinaires (ENV) faute de moyens adaptés à l'accroissement du nombre d'étudiants. Accroissement, souhaitable pour faire face à la dynamique démographique de notre profession, mais qui nécessite un engagement fort pour éviter souffrance, démissions, échecs.
Propositions formulées
Le risque d'effondrement du système d'épidémiosurveillance en santé animale et en sécurité sanitaire de l'alimentation a été abordé sous le prisme des métiers de vétérinaire d'animaux de rente, de vétérinaire de laboratoire et de vétérinaire de L'Etat qui sont en très forte tension et dont le renouvellement générationnel n'est plus assuré.
Des propositions ont été formulées : mise en place d'un revenu sur objectif de santé publique pour les vétérinaires habilités, sanctuarisation du budget des ENV avec une mission d'étude approfondie de leur état de santé, poursuite des efforts d'attractivité des métiers dans les administrations avec la révision des statuts et de la gestion des collègues fonctionnaires et contractuels...
Des gages ont été donnés pour des annonces prochaines sur ces sujets et la poursuite du dialogue avec la profession à la faveur des entretiens complémentaires rapides.
Les participants ont apprécié l'excellente maîtrise des enjeux de notre profession par le ministre et le climat de confiance que celui-ci souhaite instaurer avec la profession vétérinaire.
Et maintenant, nous sommes prêts pour suivre ce tempo et nous tenons à disposition des services pour avancer sur les différents dossiers. ■
* SNVEL : Syndicat national des vétérinaires d'exercice libéral.






