FCO : alerte au sérotype 3 à proximité de la frontière franco-belge
Une zone dite « régulée » est mise en place en France dans un périmètre de 150 kilomètres autour des foyers belges déclarés.
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Prophylaxie
Face à des foyers de fièvre catarrhale ovine dus au sérotype 3 non présent en France détectés dans le Sud de la Belgique, le ministère français de l'Agriculture met en place une zone régulée. Il applique l'arrêté du 4 juillet publié en vue de dispositions spécifiques pour préparer l'arrivée d'un sérotype de la FCO non présent en France.
« Plusieurs foyers de fièvre catarrhale ovine du sérotype 3 (FCO-BTV3), non présent en France, ont été détectés ces derniers jours dans le Sud de la Belgique », a alerté, le 31 juillet, le ministère de l'Agriculture français. « Face à cette propagation en direction de la France, le ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire instaure une zone régulée afin de freiner la progression de cette maladie virale transmise par des insectes piqueurs. »
Les autorités belges ont, en effet, déclaré, le 29 juillet, un foyer de FCO-BTV3 dans la commune de Chimay, frontalière avec la France, et les autorités françaises relèvent que la progression de la maladie vers le sud de la Belgique « s'est accentuée depuis une semaine ». Dans ces conditions, le ministère a activé « les mesures prévues par la réglementation pour lutter contre la diffusion de la FCO-BTV3 jusqu'à présent non caractérisée en France. »
Application de l'arrêté du 4 juillet
Rappelons en effet qu'un arrêté du 4 juillet a été publié en vue de dispositions spécifiques pour préparer l'arrivée d'un sérotype de la FCO non présent en France. Était particulièrement visé ce sérotype 3 apparu en 2023 aux Pays-Bas et particulièrement virulent. Les règles pour les sérotypes déjà présents dans l'Hexagone (4 et 8) n'ont pas été modifiées de manière significative.
Compte tenu de la capacité du vent à porter les culicoïdes vecteurs de la maladie « sur plusieurs dizaines de kilomètres, la réglementation prévoit la définition d'une zone dite « régulée » dans un périmètre de 150 kilomètres autour des foyers déclarés », détaillent les autorités françaises.
Les communes composant cette zone et la carte associée sont accessibles sur le site Internet du ministère de l'Agriculture : https://agriculture.gouv.fr/la-situation-de-la-fco-en-france.
La mise en place de cette zone régulée conduit à restreindre les mouvements vers le reste du territoire national. Ainsi, pour être autorisés à quitter la zone, les animaux sensibles à la FCO (bovins, caprins, ovins), doivent avoir fait l'objet d'un traitement de désinsectisation dans les deux semaines précédant leur départ et avoir obtenu un test de dépistage négatif.
« Pour les échanges intra-européens, les mouvements depuis la zone régulée pourront se poursuivre vers les Etats membres acceptant la désinsectisation et le test de dépistage négatif. Pour les autres Etats membres n'acceptant que des animaux vaccinés (comme l'Espagne), les mouvements seront suspendus depuis la zone régulée », explique le ministère.
Déclarer toute suspicion clinique
En complément de ces dispositions, par anticipation, le minsitère précise qu'il avait commandé des stocks de vaccins contre la FCO BTV3. « Les modalités de distribution, de prescription et d'administration de ces vaccins feront l'objet de précisions à court terme », prévient-il.
« Toute suspicion clinique sur l'ensemble du territoire métropolitain doit immédiatement être signalée par l'éleveur à son vétérinaire sanitaire, qui procèdera aux prélèvements pour analyses de confirmation. En cas de confirmation, l'élevage déclaré infecté sera soumis à des mesures comprenant l'interdiction de sortie des animaux sensibles vers d'autres élevages pendant 90 jours », précisent les autorités qui rappellent que la FCO n'est pas transmissible à l'Homme. M.J.





