Visons : un premier élevage français contaminé par le virus Covid-19

La surveillance et les mesures de biosécurité renforcées sont maintenues dans les trois autres élevages.

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Épidémiologie

A l'instar d'autres pays européens (Danemark, Pays-Bas, Suède, Grèce, Italie, Espagne) mais aussi des États-Unis, la France vient à son tour de détecter la présence de Covid-19 dans l'un de ses quatre élevages de visons, en Eure-et-Loir, où les mille bêtes à fourrure ont été abattues et les produits issus de ces animaux éliminés « afin de protéger la santé publique », ont annoncé, le 22 novembre, les ministères de l'Agriculture, de la Santé et de la Transition écologique.

« Suite aux alertes notifiées par les autorités sanitaires néerlandaises en avril dernier, des dispositifs spécifiques de surveillance ont été mis en place et les mesures de biosécurité ont été renforcées dans l'ensemble des élevages de visons en France dès le mois de mai. Dans le même temps, les services du ministère de la Santé ont été alertés », expliquent les autorités.

Des analyses sont réalisées depuis mi-novembre dans le cadre d'un programme scientifique conduit par l'Anses* pour définir le statut sanitaire des quatre élevages de visons français vis-à-vis du virus Sars-CoV-2.

A ce stade, ces analyses ont permis de révéler que le virus circulait dans l'élevage d'Eure-et-Loir. Un autre élevage est indemne.

Résultats en attente pour deux autres élevages

Des analyses étaient, au 22 novembre, encore en cours dans les deux derniers élevages. « Si des résultats s'avéraient positifs dans l'un de ces deux élevages, les mêmes mesures d'abattage que dans le premier élevage concerné seraient appliquées », ont indiqué les quatre ministères.

Les résultats des analyses réalisées sur les éleveurs des quatre élevages se sont tous révélés négatifs. Une surveillance renforcée a été mise en place pour quatre personnes en lien avec l'élevage contaminé et de nouvelles analyses sont en cours.

L'analyse de séquençage du virus devait être connue dans les prochains jours et permettre « d'exclure toute contamination par le variant Sars-CoV-2 », ont précisé les autorités.

Rappelons que ce variant a été découvert au Danemark et justifié l'abattage de tous les visons du pays, en raison du risque qu'il pourrait faire courir à l'efficacité des futurs vaccins humain contre la Covid-19 (lire DV n° 1549). Ce risque, évoqué par les autorités danoises, est controversé par les chercheurs. 

La surveillance et les mesures de biosécurité renforcées sont maintenues dans les trois autres élevages.

Interrogée sur France Info le 23 novembre, la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, a exclu, à ce stade, d'anticiper l'arrêt de l'élevage du vison en France, annoncé pour 2025.

* Anses : Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail.

Article paru dans La Dépêche Vétérinaire n° 1550

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