PUBLIRÉDACTIONNEL : Maladies vectorielles chez le chat : quelles évolutions en pratique ?
Dr Vét. Émilie Bouhsira
Enseignante-chercheuse en Parasitologie ENVT, Toulouse (31)
Pr Marie-Christine Cadiergues
Enseignante-chercheuse en Dermatologie ENVT, Toulouse (31)
Pr Jacques Guillot
Enseignant-chercheur en Parasitologie et Mycologie Oniris, Nantes (44)
Dr Vét. Charlotte Jamin
Vétérinaire technique France Vetoquinol, Paris (75)
Sous l'effet des dérèglements climatiques et de facteurs tels que la mobilité croissante des hommes et des animaux et de la fragmentation des écosystèmes, la dynamique des maladies vectorielles évolue. L'extension géographique, la modification de l'activité des vecteurs ou encore la baisse de la saisonnalité sont autant de changements susceptibles d'impacter la pratique vétérinaire, tant sur le plan diagnostic que préventif.
Des puces aussi en plein hiver ?
Les cas d'infestations par les puces entre janvier et début mars, malgré des traitements réguliers jusqu'en novembre, sont couramment observés, au grand étonnement des propriétaires, qui questionnent alors la possibilité d'infestation en hiver.
L'explication repose sur la biologie de Ctenocephalides felis, la puce du chat. En hiver, les habitations sont chauffées, et qui plus est de manière constante, à environ 20 °C. Dans ces conditions, le cycle de développement de la puce se déroule parfaitement, bien que plus lentement qu'à 27 °C, sous un délai de 3-4 semaines à deux mois. Par ailleurs, en hiver, les chats passent davantage de temps dans la maison, et aiment s'installer près des sources de chaleur ou se blottir dans des espaces confinés, favorisant un ensemencement plus concentré d'oeufs dans l'habitat. L'ensemble de ces facteurs peuvent conduire à des infestations similaires à celles observées à la belle saison. La persistance d'une infestation hivernale en intérieur est donc parfaitement explicable. Enfin, il est important de noter que, durant la période hivernale, à l'intérieur des habitations, le temps nécessaire à assainir l'environnement sera augmenté par rapport à la période estivale1-3.


Des tiques au printemps et en automne mais pas seulement...
La répartition et la saisonnalité des tiques sont fortement impactées par les changements climatiques. Un prolongement de l'activité des tiques Ixodes ricinus et Dermacentor reticulatus durant l'hiver, accompagné d'une reprise d'activité plus précoce au printemps, est désormais observé, plus particulièrement dans l'ouest de la France. Ce phénomène est susceptible de s'étendre progressivement vers l'est4-7.


Leishmania infantum, un parasite en constante progression
En Europe, la leishmaniose canine représente un enjeu majeur. Selon des enquêtes menées auprès de cliniques vétérinaires, le sud et le sud-est de la France, ainsi que la Corse, sont les zones les plus touchées7, mais cette répartition géographique demeure en constante évolution. Une dynamique d'extension géographique se poursuit vers le nord, avec des cas désormais avérés autour de Lyon, et vers l'ouest jusqu'à la façade atlantique8.


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Références bibliographiques
1 Otranto D, Wall R. (2024). Veterinary Parasitology, 5th edition.
2 -Bitam I et al. (2010). Fleas and flea-borne pathogens. Int J Infect Dis, 14(8). doi: 10.1016/j.ijid.2009.11.011.
3 -Rust MK. (2017). The biology and ecology of cat fleas and advancements in their pest management : a review. Insects, 8(4), 118.
4 -Lebert I et al. (2022). Habitat suitability map of Ixodes ricinus tick in France using multi-criteria analysis. Geospatial Health, 17(1):1058. doi: 10.4081/gh.2022.1058.
5 -Wongnak P et al. (2022). Meteorological and climatic variables predict the phenology of Ixodes ricinus nymph activity in France, accounting for habitat heterogeneity. Scientific Reports, 12(1):7833. doi: 10.1038/s41598-022-11479-z.
6 -Agoulon A et al. (2025). Évolution de la répartition des tiques des carnivores domestiques en France métropolitaine du fait du changement climatique. Le Nouveau Praticien Vétérinaire - Canine & Féline, 22(91). doi: 10.1051/npvcafe/2025037.
7 -Probst et al. (2023). Winter activity of questing ticks (Ixodes ricinus and Dermacentor reticulatus) in Germany - Evidence from quasi-natural tick plots, field studies and a tick submission study. Ticks Tick Borne Dis, 14(6):102225. doi: 10.1016/j.ttbdis.2023.102225.
8 -Bourdeau et al. (2019). Canine Generalized Leishmaniosis in France : Distribution and Dynamics : 4th National survey with veterinary clinics. Unit DPM - Dept. Clin. Sci. - Veterinary School Nantes - ONIRIS - Univ. Nantes - France.Références bibliographiques
1 Otranto D, Wall R. (2024). Veterinary Parasitology, 5th edition.
2 -Bitam I et al. (2010). Fleas and flea-borne pathogens. Int J Infect Dis, 14(8). doi: 10.1016/j.ijid.2009.11.011.
3 -Rust MK. (2017). The biology and ecology of cat fleas and advancements in their pest management : a review. Insects, 8(4), 118.
4 -Lebert I et al. (2022). Habitat suitability map of Ixodes ricinus tick in France using multi-criteria analysis. Geospatial Health, 17(1):1058. doi: 10.4081/gh.2022.1058.
5 -Wongnak P et al. (2022). Meteorological and climatic variables predict the phenology of Ixodes ricinus nymph activity in France, accounting for habitat heterogeneity. Scientific Reports, 12(1):7833. doi: 10.1038/s41598-022-11479-z.
6 -Agoulon A et al. (2025). Évolution de la répartition des tiques des carnivores domestiques en France métropolitaine du fait du changement climatique. Le Nouveau Praticien Vétérinaire - Canine & Féline, 22(91). doi: 10.1051/npvcafe/2025037.
7 -Probst et al. (2023). Winter activity of questing ticks (Ixodes ricinus and Dermacentor reticulatus) in Germany - Evidence from quasi-natural tick plots, field studies and a tick submission study. Ticks Tick Borne Dis, 14(6):102225. doi: 10.1016/j.ttbdis.2023.102225.
8 -Bourdeau et al. (2019). Canine Generalized Leishmaniosis in France : Distribution and Dynamics : 4th National survey with veterinary clinics. Unit DPM - Dept. Clin. Sci. - Veterinary School Nantes - ONIRIS - Univ. Nantes - France.






