Projet de delphinarium à Beauval : notre confrère Loïc Dombreval et 15 ONG de défense animale protestent

Les ONG critiquent dans ce projet la pérennisation de la captivité à des fins commerciales.

© Marta-Adobe

Société

Notre confrère Loïc Dombreval, rapporteur de la loi 2021 contre la maltraitance animale, et 15 ONG de défense animale protestent contre le projet d'ouverture, en 2027, d'un Centre d'études et de sauvegarde pour dauphins au ZooParc de Beauval et critiquent, sous ce qualificatif, la pérennisation de la captivité à des fins commerciales.

Ils « dénoncent fermement l'utilisation d'une terminologie trompeuse et de l'urgence de placement pour justifier la création d'un nouveau delphinarium qui porterait atteinte à l'esprit de la loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 ».

Le projet de Beauval refuse d'adopter le statut légal de sanctuaire, tel qu'il est prévu par l'article 47 de cette loi. « L'établissement privilégie le modèle d'établissement zoologique, ce qui lui permet de poursuivre des activités lucratives liées aux cétacés et d'échapper aux strictes contraintes éthiques d'un sanctuaire. Cette stratégie est facilitée par le manque de clarté réglementaire de l'État autour de la notion de programme scientifique. Ce vide juridique permet au zoo de Beauval, en intégrant le programme européen pour les espèces menacées, d'ouvrir la porte à la reproduction et l'exportation de nouveaux individus », ajoutent les associations.

Trouver une solution pour les dauphins

« L'urgence de trouver une solution pour les dauphins de Marineland et de Planète sauvage ne doit pas servir de prétexte à la création d'un delphinarium de luxe. Ce n'est pas un centre de sauvetage que propose Beauval mais une nouvelle infrastructure d'exploitation qui compromet l'avenir éthique des cétacés en France », résument-elles en regrettant et dénonçant le soutien du gouvernement à ce projet.

« Toute autorisation qui serait délivrée par l'administration au ZooParc de Beauval sera considérée comme un recul inacceptable et fera l'objet d'une contestation par les voies légales appropriées par des organisations de défense animale », ajoutent-elles. M.L.

Article paru dans La Dépêche Vétérinaire n° 1776

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