Disparition de Jane Goodall : son institut invite les vétérinaires à lui rendre hommage
Jane Goodall a travaillé plusieurs années avec notre confrère Bruno Pelletier.
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Biodiversité
Jane Goodall, la célèbre primatologue, est décédé le 1er octobre, à l'âge de 91 ans, alors qu'elle se trouvait en Californie dans le cadre d'une tournée de conférences aux États-Unis.
Parmi toutes ses actions en faveur des chimpanzés et de la biodiversité, elle a notamment fondé l'institut qui porte son nom dont notre confrère Bruno Pelletier, disparu le 10 octobre 2024 (lire DV n° 1724), fut responsable du pôle scientifique et trésorier.
Depuis son arrivée à Gombe, en Tanzanie, le 14 juillet 1965, et ses premières observations sur les chimpanzés, Jane Goodall n'a cessé de faire croître la connaissance sur cette espèce.
Elle est notamment la première à avoir découvert que les chimpanzés savaient fabriquer et utiliser des outils. L'ONU a décidé de faire du 14 juillet la journée internationale des chimpanzés, en l'honneur de la primatologue et des actions du Jane Goodall Institute.
Geste symbolique et durable
Depuis 65 ans, l'Institut agit concrètement sur le terrain : recherche scientifique, soins apportés aux chimpanzés et à la faune sauvage, protection des forêts - restauration des sols, création de corridors écologiques, aide aux populations locales, sensibilisation des plus jeunes avec son programme Roots & Shoots, évolution de la législation en faveur de la protection du vivant, etc.
Ses membres ont indiqué, dans un communiqué du 3 octobre, qu'ils allaient perpétuer « l'inestimable héritage » laissé par la scientifique.
« Le décès du Dr Jane Goodall provoque en France et dans le monde entier une vague d'hommages. (...) Son travail a non seulement révolutionné notre compréhension du monde animal mais il a aussi inspiré des millions de personnes à travers le monde à agir pour un avenir plus durable. Dont de très nombreux vétérinaires. (...) Aujourd'hui, le Jane Goodall Institute France invite chacun, et en particulier les vétérinaires, à honorer sa mémoire par un geste symbolique et durable. Nous souhaitons transformer le deuil en un élan collectif, un héritage vivant qui prendra racine dans tous ces cabinets où l'on prend soin des animaux, où l'on transmet cet amour. Si vous pensez pouvoir donner le nom de l'une de vos salles en son honneur, si vous pouvez planter un « arbre de l'espoir » en son honneur, ce serait un hommage concret qu'elle aurait adoré », invite Galitt Kenan, directrice du Jane Goodall Institute France. M.L.
Encore plus d'infos !
Le Jane Goodall Institute France propose un espace sur son site où partager un message en l'honneur de Jane Goodall ou une initiative prise en sa mémoire.






