Un livre sur le management vétérinaire pour mieux agir

© D.R.

Management

Frédy Perez publie un livre sur le management vétérinaire aux éditions de La Dépêche Vétérinaire. Présenté au congrès de l'Afvac*, du 25 au 27 novembre, à Bordeaux, il vise à questionner pour mieux agir.

La Dépêche Vétérinaire : Pouvez-vous nous parler de votre nouveau livre Le management vétérinaire en questions, qui sera présenté pendant le congrès de l'Afvac* de Bordeaux ?

Frédy Perez, auteur : Cet essai a pour point de départ l'idée selon laquelle l'esprit critique du vétérinaire-manager tendrait à fondre comme neige au soleil et n'aurait pourtant jamais été autant utile. Sans doute parce que le moment que nous vivons est à la fois le plus complexe et le plus sensible de l'histoire de la profession.

Il ne s'agit pas pour autant de donner mon avis sur ce contexte mais d'aider à se forger un avis sur la manière de le questionner pour mieux agir. Le vétérinaire est aussi responsable de son entreprise et du devenir de sa profession. Cette finalité demande du travail, un apprentissage, un questionnement mais aussi du temps.

D.V. : Vous aviez publié un guide de management aux éditions de la Dépêche Vétérinaire. Pourquoi un essai ?

F.P. : Les méthodes ou autres conseils ont leurs limites, des contingences liées à la spécificité du contexte de chacun. Il s'agit ici de comprendre avant de trancher, de substituer à l'à priori le questionnement, de troquer le principe d'opposition à la tentative d'argumentation.

Avoir un avis tranché ne dédouane pas de la nécessité de se poser des questions, de douter et de vouloir acquérir de nouvelles connaissances. Le doute est consubstantiel à la question managériale. C'est son moteur principal.

Générer de la nuance, saper les certitudes, se méfier des amalgames, ne pas brandir l'excuse de l'alibi, ne pas se méfier du doute et inciter au dialogue... : tels sont les buts de cet essai.

D.V. : Quel est le propos de cet essai ?

F.P. : L'ambition la plus haute de cet essai n'est pas modeste, loin s'en faut, puisqu'il y est finalement question de liberté. Celle-ci ne se mesure pas dans la possibilité du vétérinaire de parler ou agir librement mais repose sur sa capacité de penser la nuance dans une mutation profonde et rapide qui nécessite de transformer une vision binaire en une vision riche et profonde.

En effet, aucun monstre ne menace la liberté des vétérinaires et aucune adversité caricaturale ne prétend faire obstacle à l'exercice de son métier. La seule menace sournoise qui guette est son incapacité à comprendre son contexte afin d'éclairer ses choix ou donner un sens à son action.

D.V. : En quoi ce questionnement peut-il être utile au vétérinaire ? Et seulement un questionnement ?

F.P. : Oui, un questionnement, sinon comment me tenir à bonne distance ? Ce pas de côté a été nécessaire pour tirer une morale sans faire la morale, pour penser contre moi-même car mon opinion n'a pas d'intérêt et pour douter afin de combattre l'ignorance due à la certitude. Donc philosopher en appliquant à tous les sujets de cet essai les préceptes de la rationalité.

Il a fallu pour cela inappartenir : ne pas souscrire à telle ou telle position fixe, ne pas choisir un camp si ce n'est celui de la pensée critique. Mon combat, si je devais en nommer un, est la paresse d'esprit : distinguer les nuances, refuser les illusions faciles, ne pas mettre à l'écart le réel.

J'espère que cet essai sur la condition managériale des vétérinaires y contribuera... 

Un livre sur le management vétérinaire pour mieux agir, Fredy Perez, Editions La Dépêche Vétérinaire, en vente sur VetBooks.fr (37 euros).

Fredy Perez sera présent pour dédicacer son nouveau livre sur le stand de La Dépêche Vétérinaire (n° C27) au congrès de l' Afvac, les 25, 26 et 27 novembre, de 11 h 30 à 12 h 30.

* Afvac : Association française des vétérinaires pour animaux de compagnie.

Article paru dans La Dépêche Vétérinaire n° 1594

Envoyer à un ami

Password lost

Reçevoir ses identifiants