Panniculite : différentes affections possibles

Cliniquement, la panniculite se manifeste généralement par un ou plusieurs nodules, plus ou moins fermes, parfois accompagnés de fistules.

© Emmanuel Bensignor

Emmanuel BENSIGNOR

Spécialiste en dermatologie

Consultant à Paris 3e, Rennes-Cesson et CHV Atlantia (Nantes)

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Dermatologie

La panniculite est une inflammation du tissu adipeux sous-cutané (pannicule adipeux). La lipolyse entraîne la libération d'acides gras responsables d'une exacerbation de la réaction inflammatoire.

Différentes affections peuvent entraîner une panniculite : réaction post-injection (plus fréquente chez le chat), panniculite post-traumatique, panniculite infectieuse (bactérienne ou fongique), panniculite à médiation immune (parfois secondaire à une vasculite), panniculite nutritionnelle (due à une carence en vitamine E comme la panstéatite), panniculite idiopathique (panniculite nodulaire stérile).

Cliniquement, la panniculite se manifeste généralement par un ou plusieurs nodules, plus ou moins fermes, parfois accompagnés de fistules qui laissent sourdre un liquide huileux et clair de couleur jaunâtre.

Le diagnostic différentiel inclut les abcès, les granulomes et pyogranulomes fongiques ou bactériens, certaines tumeurs cutanées et les réactions à corps étranger.

Traiter la cause sous-jacente

Le diagnostic de panniculite peut être confirmé par un examen histopathologique réalisé après un prélèvement large et profond d'un nodule entier (l'utilisation d'un trépan est contre-indiquée lors de suspicion de panniculite car l'instrument ne permet pas de prélever suffisamment profondément les lésions) et doit s'accompagner de recherches d'agents infectieux par cultures et PCR.

Le traitement de la cause sous-jacente permet d'obtenir une guérison des lésions cutanées (traitement de l'infection, correction de l'alimentation, contrôle de la maladie auto-immune associée).

Lors de lésions solitaires, l'exérèse chirurgicale peut être indiquée. En cas de panniculite stérile, un traitement immunosuppresseur par voie systémique est indiqué (prednisolone ou méthyl-prednisolone, 1 à 2 mg/kg/j ; ciclosporine 5 mg/kg/j, intérêt potentiel des inhibiteurs des janus kinase).

Le traitement est maintenu jusqu'à disparition des lésions (3 à 4 semaines en moyenne), puis une diminution progressive des doses et de la fréquence peut être effectuée.

Chez certains animaux, une rémission prolongée peut être observée. Dans d'autres cas, un traitement d'entretien est nécessaire. ■


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