Le SNVEL appelle à une grève administrative dans le cadre de la vaccination contre la DNC

Le SNVEL dénonce des retards de paiement massifs et persistants dans le cadre des missions de lutte contre la DNC.

© David Quint

Exercice

Dans un communiqué du 30 mars, que nous reproduisons intégralement ci-dessous, le Syndicat national des vétérinaires d'exercice libéral appelle à une grève administrative dans le cadre de la vaccination contre la dermatose nodulaire contagieuse.

« Le Syndicat national des vétérinaires d'exercice libéral (SNVEL) exprime son plus vif mécontentement face aux retards de paiement inacceptables constatés dans le cadre de la campagne 2025-2026 de vaccination contre la dermatose nodulaire contagieuse bovine.

Depuis plusieurs mois, les vétérinaires sanitaires se mobilisent pleinement pour protéger le cheptel bovin français. Ils ont répondu présents, assuré les vaccinations, subi une perte d'activité et de revenu liée à leur mobilisation sur le front sanitaire et, dans de nombreux cas, avancé des frais significatifs liés à cette campagne de vaccination inédite.

En retour et malgré des alertes précoces puis des mois de discussions pour trouver des solutions, ils se heurtent aujourd'hui à une situation inacceptable : des retards de paiement massifs et persistants. Le ras-le-bol du terrain ne peut pas rester sans écho, sans retour et sans action.

Les explications avancées - obsolescence des systèmes d'information, manque de ressources humaines dans les territoires, engorgement des services de paiement - ne sauraient justifier une telle défaillance. Les vétérinaires exerçant auprès des animaux de rente, dont l'activité était déjà complexe et en déprise, ne peuvent être la variable d'ajustement de dysfonctionnements administratifs récurrents.

Une mobilisation responsable mais déterminée

Face à cette situation, en soutien et appui à l'initiative des consoeurs et confrères de terrain, le SNVEL appelle l'ensemble des vétérinaires concernés à appliquer une grève administrative immédiate, selon les modalités suivantes :

- priorité absolue à la santé animale : les vétérinaires, en professionnels responsables, poursuivent encore les actes de vaccination afin de garantir la protection du cheptel bovin,

- suspension des remontées de données de vaccination : tant que les paiements dus ne sont pas effectivement versés, aucune donnée ne sera transmise à l'administration,

Le principe est clair : pas de règlement, pas de données. L'administration ne pourra retrouver de visibilité sur la campagne qu'une fois ses engagements honorés.

Une situation économique critique pour les structures vétérinaires

Cette situation met en péril la trésorerie de nombreuses structures vétérinaires, déjà fragilisées par les contraintes économiques et la perte d'activité liée à cette campagne.

Le SNVEL rappelle que les vétérinaires libéraux ont assumé des responsabilités inédites dans un contexte très difficile pour sauver la filière bovine d'une catastrophe annoncée. Il est impératif que l'État honore ses engagements financiers.

Faute de moyens, la disparition des compétences vétérinaires, privés ou publiques, sur les territoires serait totalement délétère pour la surveillance et la lutte contre les maladies des animaux de rente et l'économie des élevages.

Un accompagnement individualisé des vétérinaires en difficulté

Le SNVEL invite les vétérinaires rencontrant des difficultés de trésorerie à se manifester sans délai. Contact : contact@snvel.fr

Chaque situation pourra faire l'objet d'un suivi individualisé et d'une remontée prioritaire auprès des autorités compétentes. »

Communiqué du SNVEL

Article paru dans La Dépêche Vétérinaire n° 1793

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