La photo du mois avec AVSF : mignons à en criquet !

Au Cambodge, les élevages de criquets restent familiaux et génèrent, en moyenne, une production d'une tonne d'insectes par mois.

© Sophoan Min, AVSF

Agronomes et vétérinaires sans frontières

(avec Vincent Girardot)

Solidarité

Le criquet est traditionnellement au Cambodge et en Thaïlande un élément occasionnel de l'alimentation humaine, issu de la cueillette saisonnière, dans les provinces Nord-Ouest du pays.

Sa consommation se conçoit souvent comme un en-cas, sur le pouce, à croquer ou comme un apéritif accompagnant une bière ou de l'alcool de riz.

Au Cambodge, où le riz constitue le pilier de l'alimentation humaine, le criquet n'est cependant pas habituellement envisagé comme l'accompagnement du plat principal de la journée.

Le criquet sauvage y est une ressource abondante, donnant lieu à une récolte lucrative mais de courte durée, dont une majeure partie est exportée vers le voisin thaïlandais où il constitue une gourmandise recherchée.

Marché, à la base, saisonnier

Ce marché traditionnel, saisonnier, a donné lieu ces dernières années à la naissance d'élevages familiaux de criquets, à visée strictement d'alimentation humaine.

Les criquets reçoivent le plus souvent le même aliment que celui donné aux porcs à l'engraissement, complémenté de divers composants de plantes en fonction de la disponibilité locale et du moment par l'éleveur. Les criquets sont tués par étouffement avant d'être plusieurs fois lavés à l'eau, mis à mariner au sel et assaisonnés à volonté, avant d'être mis à griller en friture.

Pour des préparations extra fraîches, les criquets sont transportés vivants réfrigérés si leur transformation doit prendre place ultérieurement.

Déploiement de l'activité à l'étude

Ainsi, une véritable filière Criquet s'est mise en place, générant dans certains villages une activité complémentaire intéressante pour des familles. Un circuit de collecte de la production par des grossistes, de revente à des détaillants - vendeurs sur des étals - existe mais la plupart des producteurs se chargent eux-mêmes de la transformation et de la vente directe, locale.

Les élevages restent familiaux et génèrent, en moyenne, une production d'une tonne d'insectes par mois.

Constatant le succès de l'adaptation de cette pratique traditionnelle, facile à mettre en place et facile à commercialiser, et les bénéfices retirés par le monde paysan, AVSF étudie le déploiement de cette activité vers de nouveaux villages et de nouvelles provinces.

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Article paru dans La Dépêche Vétérinaire n° 1570

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