Écoles vétérinaires publiques : les droits de scolarité reconduits quasiment à l'identique en 2026-2027
Exonérés des droits de scolarité, les étudiants boursiers représentent chaque année environ 30 % des étudiants inscrits dans les établissements publics d'enseignement supérieur relevant du ministère de l'Agriculture.
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Enseignement
Le montant des droits de scolarité dans les écoles vétérinaires publiques françaises pour l'année universitaire 2026-2027 sont, à quelques euros près, reconduits à l'identique. Les ministères de l'Agriculture et du Budget ont fait le choix cette année d'indexer l'évolution des droits d'inscription sur l'inflation.
Selon un arrêté publié le 25 juillet, les droits de scolarité dans les écoles vétérinaires publiques françaises (ENV) pour l'année universitaire 2026-2027 affichent une hausse qui se situe entre + 0,24 et + 0,26 % selon les cas, ce qui correspond à une quasi-stagnation.
La Direction générale de l'enseignement et de la recherche (DGER, ministère de l'Agriculture) nous explique que cette évolution modeste est le fruit d'un « commun accord » entre le ministère du Budget et le ministère de l'Agriculture et concerne les droits d'inscription dans les établissements publics pour les formations d'ingénieurs, de vétérinaires et de paysagistes et les autres diplômes nationaux relevant du ministère de l'Agriculture. Les deux ministères ont fait le choix, pour cette année, d'indexer l'évolution des droits d'inscription sur l'inflation (l'indice des prix à la consommation hors tabac de l'Insee).
Ainsi, selon l'arrêté, pour les étudiants en première année commune des ENV, dans le tronc commun des études conduisant à la délivrance du diplôme d'études fondamentales vétérinaires et en année d'approfondissement conduisant au diplôme d'État de docteur vétérinaire, le montant des droits de scolarité s'élève à 2 859 euros (contre 2 852 euros l'année précédente). De même, le taux réduit est réévalué à 2 093 euros (contre 2 088 euros).
Environ 30 % d'étudiants boursiers exonérés
Rappelons que les étudiants boursiers sont exonérés des droits de scolarité. Ils représentent chaque année environ 30 % des étudiants inscrits dans les établissements publics d'enseignement supérieur relevant du ministère de l'Agriculture.
Les droits pour les diplômes d'études spécialisées vétérinaires (DESV) progressent dans les mêmes proportions par rapport à 2025-2026. Ainsi, le montant des droits de scolarité acquittés pour chacune des trois années de la formation conduisant à la délivrance d'un DESV est de 1 653 euros (contre 1 649 euros). Par dérogation, les étudiants s'inscrivant dans les DESV Anatomie pathologique vétérinaire et Sciences de l'animal de laboratoire acquittent des droits de scolarité annuels d'un montant respectivement de 2 697 euros (au lieu de 2 690) et 5 187 euros (versus 5 174).
14 500 euros chez UniLaSalle pour chacune des trois premières années
Quant au montant des droits d'inscription acquittés par les candidats à l'obtention d'un DESV par la validation des acquis de l'expérience, il s'élève à 2 545 euros (versus 2 539). En cas de validation partielle, le montant des droits d'inscription acquittés pour la deuxième inscription est de 1 278 euros (contre 1 275).
Enfin, le montant des droits de scolarité pour les étudiants admis sur la base des articles R. 812-53 et R. 812-54 du Code rural et de la pêche maritime qui ne répondent pas aux critères de l'article 1 de cet arrêté atteint 6 951 euros (contre 6 934 euros). Il concerne notamment les ressortissants de pays tiers.
« Par ailleurs, les droits d'inscription des étudiants en internat en clinique animale des ENV ont été supprimés de la liste des droits d'inscription exigibles par les ENV, celles-ci ne les exigeant pas en pratique », précise la DGER.
Ces droits de scolarité dans l'enseignement public sont à mettre en regard de ceux en vigueur dans la première école vétérinaire privée en France, l'Institut UniLaSalle de Rouen, dont la cinquième promotion doit débuter à cette rentrée. Les frais de scolarité s'élèvent à 14 500 euros pour chacune des trois premières années (au lieu de 14 300 euros pour 2025-2026, soit + 1,4 %) et à 19 200 euros pour chacune des trois années suivantes (versus 18 900 euros, soit + 1,6 %).
UniLaSalle explique sur son site Internet que « les frais de scolarité contribuent à hauteur de 60 % du coût total des enseignements (salaires des enseignants, travaux pratiques, coûts de structure...). Le reste est porté par les subventions de l'État et des collectivités territoriales, la taxe d'apprentissage et des prestations des entreprises ». Elle ajoute que « pour les étudiants en difficulté, l'école dispose en outre d'un accord pour des prêts et propose un système de bourses d'urgence ». M.J.





