DNC : enquête pour menaces de mort envers notre confrère Jean-Yves Gauchot
Une enquête pour menaces de mort a été ouverte, le 16 décembre, par le parquet de Bergerac (Dordogne) après une plainte de notre confrère Jean-Yves Gauchot, président de la Fédération des syndicats vétérinaires de France et vice-président du SNVEL*, dans le contexte de colère agricole contre la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse. Notre confrère, qui exerce au Bugue dans le département, a reçu un courriel dans lequel on pouvait notamment lire : « Dans un autre temps, votre tête aurait fini au bout d'un pique », d'après la chaîne d'information BFMTV sur laquelle il s'était exprimé le 14 décembre. L'enquête, ouverte pour « menaces de mort par écrit », a été confiée à la gendarmerie par la procureure Anne-Cécile Dumonteil. La ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, a appelé sur Sud Radio le 16 décembre les éleveurs à « prendre soin de leurs vétérinaires », « parce qu'ils sont quelquefois malmenés ». Le président du Conseil national de l'Ordre des vétérinaires, Jacques Guérin, avait dénoncé en fin de semaine du 8 décembre des « pressions inacceptables ». « Vous avez des appels à brûler des cliniques sur les réseaux sociaux, des vétérinaires agonis d'injures sur leur standard (téléphonique, NDLR) : celui du Conseil national de l'Ordre est submergé d'appels de personnes complotistes, antivax, anti-tout, qui déversent des tombereaux de bêtises à l'encontre de la profession », avait-il déclaré à l'AFP. Les organisations professionnelles vétérinaires avaient déclaré, lors d'une conférence de presse organisée le 16 décembre, qu'elles avaient cessé de proposer des interlocuteurs vétérinaires aux médias car ceux-ci devenaient ensuite la cible de menaces, pour eux et leur famille.
* SNVEL : Syndicat national des vétérinaires d'exercice libéral.






