Bases de données d'identification : l'association Europetnet salue l'harmonisation adoptée à l'échelle européenne

Les délégations à l'assemblée générale d'Europetnet. On distingue notamment nos confrères français Rémi Gellé et Pierre Buisson (respectivement président sortant de l'association et vice-président) et le nouveau président irlandais d'Europetnet, Finbarr Heslin (au deuxième rang, deuxième en partant de la gauche).

© D.R.

Vie associative

L'assemblée générale des bases de données d'identification des chiens et des chats adhérentes à Europetnet s'est tenue, le 29 mai, à Paris, à la Maison des vétérinaires.

Cette association européenne assure la maintenance de la seule base index européenne permettant de connaître la base d'enregistrement d'une puce électronique et mène une action depuis 20 ans de lobbying en faveur de l'harmonisation des législations en Europe.

Le règlement européen qui prévoit l'identification obligatoire par une puce comportant le code pays, mise en place par un vétérinaire et enregistrée par lui dans une base de données, elle-même reconnue par l'État, est le résultat de l'engagement porté par l'association depuis ses débuts en 2000.

Les questions opérationnelles seront traitées via des actes délégués de la commission, notamment en ce qui concerne la future base index, à laquelle l'adhésion sera obligatoire et non plus volontaire (lire DV n° 1799).

Des pays avec plusieurs bases de données

L'assemblée générale a permis de faire un point sur la situation des pays présents qui, à l'exception de quelques-uns (Belgique, France, Norvège...), partagent aujourd'hui les enregistrements entre plusieurs bases : 24 au Royaume-Uni, 8 aux Pays-Bas...

Les délais de mise en conformité pour les États varient selon les pays mais ne pourront pas excéder 4 ans.

La compétition en vue de la reconnaissance de la base Europetnet va donc être intense : la qualité, la sécurité et la capacité à croiser les données avec d'autres univers seront des atouts essentiels.

Le règlement adopté est très proche de l'organisation mise en place depuis 2013 en France et n'occasionnera pas de changement pour notre pays. La base I-Cad, rappelons-le, appartient au ministère de l'Agriculture qui en a délégué la gestion.

Un Français élu vice-président

Cette assemblée était également l'occasion de l'élection d'un nouveau bureau composé de Gudbrand Vatn, DyreID (Norvège, chief technology officer), Finbarr Heslin (base Fido, Irlande, président), Pierre Buisson (président d'I-Cad en France, vice-président), Anita Tabrett (Pet log, Royaume-Uni), Valdeko Paavel (Estonie), Michel Schoffeniels (Belgique).

Notre confrère français Rémi Gellé (président sortant d'Europetnet), artisan majeur de cette association et de l'adoption d'une législation harmonisée, a conclu cette assemblée, en témoignant de sa confiance dans le futur de l'association et sa fierté de la continuité installée.

Il a rappelé son attachement à la profession vétérinaire, cheville ouvrière, au travers de son rôle central dans la traçabilité, du bien-être animal. Finbarr Heslin, le nouveau président, et les membres l'ont vivement remercié pour son engagement décisif. P.B.

Article paru dans La Dépêche Vétérinaire n° 1803

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