Une vétérinaire vice-championne du monde de judo

Mis à  jour le mercredi 11 octobre 2017 à 17:14
Delphine Philbert a remporté son titre le 3 octobre, en Italie. Delphine Philbert a remporté son titre le 3 octobre, en Italie. D.R.

Sport

Notre consoeur Delphine Philbert a remporté le titre de vice-championne du monde de judo vétéran, le 3 octobre, à Olbia (Italie)*. Elle revient sur cette passion qu'elle exerce en parallèle à une activité de praticienne canine à Toulon (83).

La Dépêche Vétérinaire : Quel est votre parcours dans le judo ?

Delphine Philbert, vice-championne du monde de judo vétéran : Exceptés quelques cours quand j'étais enfant, j'ai réellement commencé le judo en amatrice (et ceinture blanche) vers 35 ans, en même temps que mes enfants, pendant 12 ans.

Après un arrêt de 7 ans environ, j'ai repris ce sport il y a 3 ans dans un nouveau club, à Toulon, avec l'objectif d'obtenir la ceinture noire.

Pour cela, la compétition était obligatoire et, avec l'aide formatrice de mon prof/coach, j'ai pris goût aux sorties sur les tatamis, aussi bien en circuits local et régional au cours desquels je suis confrontée à des judokates qui pourraient être mes filles (ce qui m'a permis d'obtenir tous les points nécessaires à l'obtention de ma ceinture noire l'hiver 2016-2017) que sur des Masters vétérans nationaux et, cette année, aux Championnats du monde vétéran.

Selon mes finances, j'envisage les Championnats d'Europe l'année prochaine à Glasgow.

D.V. : Pratiquez-vous ce sport en amateur et quel type d'activité vétérinaire exercez-vous en parallèle ?

D.P. : Je le pratique en amateur mais je suis passionnée.

J'exerce en canine pure depuis 5 ans après 22 ans en clientèle mixte dans le Sud-Ouest.

D.V. : Quelles sont, à votre avis, les similitudes entre l'activité de sportif de haut niveau et celle de vétérinaire ?

D.P. : Je ne sais si je peux me qualifier de sportive de haut niveau même si je pratique deux fois par semaine, plus les compétitions. Être sportive de haut niveau nécessite bien plus d'engagement que le métier de vétérinaire ne le permet et j'aime autant mon métier que le judo.

Les similitudes : rien n'est jamais acquis, l'apprentissage est quotidien. Il faut dans les deux cas du respect et de l'humilité, même si parfois on apprécie la satisfaction du travail réussi.

* Delphine Philbert remercie les laboratoires GreenVet et Hill's pour leur participation à son déplacement.