Un Français sur deux ne pourrait pas assumer des dépenses importantes pour soigner son animal de compagnie

Mis à  jour le mercredi 11 octobre 2017 à 17:12
 Un Français sur deux ne pourrait pas assumer des dépenses importantes pour soigner son animal de compagnie Acfrank - Fotolia.com

Enquête

A l'occasion de la journée mondiale des animaux, le 4 octobre, le site sur les animaux de compagnie Wamiz a publié les résultats d'une enquête menée avec Bulle Bleue (La Compagnie des Vétérinaires) sur la santé des animaux. Ils montrent que leur santé a un coût qui peut s'avérer difficile à assurer pour de nombreux Français.

L'enquête menée par Wamiz et Bulle Bleue auprès de plus de 2 610 propriétaires d'animaux de compagnie du 12 au 15 septembre, âgés de plus de 18 ans et vivant en France, montre qu'une seule visite annuelle chez le vétérinaire est suffisante pour une majorité de propriétaires interrogés (41 %) tandis qu'un tiers s'y rend plutôt 2 à 3 fois en moyenne. Ceux qui y vont moins d'une fois par an sont beaucoup plus rares (16 %), comme les propriétaires qui consultent plus de 4 fois par an (11 %).

Même lorsque leur animal est en bonne santé, les propriétaires préfèrent s'en assurer en l'emmenant pour une visite de contrôle qui reste le motif principal d'une consultation pour près de la moitié d'entre eux. C'est également chez le praticien que 27 % de propriétaires se fournissent en nourriture spécialisée pour leur chien ou leur chat. La maladie ne concerne que 20 % des visites.

" Pourtant, de nombreux animaux ont connu des problèmes de santé importants nécessitant une lourde réponse médicale. Un animal sur deux a déjà subi une opération chirurgicale, un sur cinq a dû suivre un traitement sur le long terme et 15 % ont déjà été hospitalisés plus d'une journée ", indique Wamiz.

Payer le vétérinaire en plusieurs fois

Si les Français interrogés accordent volontiers un certain budget à la santé de leur animal (380 euros en moyenne), un accident ou une maladie soudaine signifient une dépense conséquente que peu d'entre eux se disent capables d'assumer d'un coup. Un sur deux déclare qu'il aurait du mal à payer les frais vétérinaires s'il arrivait quelque chose de grave à son animal.

Pour assumer ces dépenses importantes et imprévues, 74 % des sondés aimeraient avoir la possibilité de les payer en plusieurs fois. C'est la première des solutions citées dans cette enquête pour 54 % d'entre eux. Près d'un quart préfère se prémunir en épargnant en amont pour leur animal et 16 % les anticiperaient également en assurant leur chien ou leur chat.

Paradoxalement, malgré cette inquiétude financière très présente, l'assurance santé ne concerne que 6 % des animaux de compagnie. La majorité des personnes interrogées qui n'y ont pas souscrit estiment que ce service est trop coûteux ou n'en voient pas l'intérêt puisque leur animal est en bonne santé (13 %).

Impossibilité d'assurer les vieux animaux

Pour un tiers, la raison invoquée est l'inéligibilité de leur animal car il est trop vieux. La plupart des assureurs refusent en effet les chats et les chiens de plus de 8 ans.

Les assurés expliquent en majorité ce choix par une précédente expérience difficile (l'animal qu'ils avaient avant a été malade et les frais vétérinaires pour le soigner ont été importants) qu'ils ne souhaitent pas revivre avec leur nouvel animal.

Plus que la sérénité financière, beaucoup estiment que ce service permet d'offrir à leur chat ou leur chien de meilleurs soins. V.D.