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Mise à jour le 3 juillet

FCO : la prochaine campagne de vaccination, obligatoire, sera réalisée dans le cadre du mandat sanitaire
>> Exercice
Revenant sur la mise en place de la vaccination contre la fièvre catarrhale ovine, notre confrère Jean-Marc Bournigal, directeur général de l’alimentation, explique qu’il a fallu faire face à une situation exceptionnelle. Les choses seront plus faciles l'année prochaine, annonce-t-il, quand la vaccination sera incluse dans les visites régulières de prophylaxie. La prochaine campagne sera obligatoire et donc réalisée dans le cadre du mandat sanitaire.
La Dépêche Vétérinaire : La vaccination contre la fièvre catarrhale ovine (FCO), pour laquelle vous aviez heureusement passé commande des doses nécessaires, ne se fait pas sans difficultés.  Pour quelles raisons selon vous ?
Jean-Marc Bournigal, directeur général de l’alimentation : Suite à l‘apparition de la FCO en 2006 et en l’absence de vaccin, nous avons dû pendant deux ans nous évertuer par tous les moyens à limiter la diffusion de la maladie. Comme vous le soulignez, le ministre a souhaité très tôt lancer un appel d’offre afin de pouvoir assurer la protection des élevages dans les meilleurs délais. Si grâce à cet appel d’offre, la France a été le premier pays à pouvoir lancer une campagne de vaccination, face à l’impossibilité de pouvoir vacciner tous les animaux en raison de la mise à disposition progressive des doses et à la période qui se prête mal à la réalisation d’une prophylaxie collective, nous avons dû trouver des solutions adaptées à une situation inédite.
«Il existe dans notre pays un partenariat solide entre les éleveurs et leurs vétérinaires.»
Force est de constater que ces décisions ont généré des interrogations, des difficultés logistiques réelles, des incompréhensions qui ont entraîné des prises de position des différents acteurs, vétérinaires, groupements de défense sanitaire, organisations professionnelles agricoles, ou des interprétations excessives et qu'il a été nécessaire à plusieurs reprises de clarifier la situation.
Cependant, il existe dans notre pays un partenariat solide entre les éleveurs et leurs vétérinaires. Les éleveurs ont parfaitement conscience de la nécessité de vacciner pour éviter les pertes observées en 2007. Dans ce contexte, j’ai toujours considéré, que s’il convenait d’être pragmatique, la raison l’emporterait, et que cette campagne de vaccination parfaitement atypique permettrait de parvenir à l’objectif que nous nous sommes fixé : protéger le maximum d’élevages et d’animaux avant la reprise des cas cliniques.
D.V. : Pourquoi avoir levé tardivement les incertitudes concernant le caractère vétérinaire de l’acte vaccinal et celles relatives à son inclusion dans le champ du mandat sanitaire ?
J.-M. B. : Il a toujours été répondu à cette question que la vaccination est un acte vétérinaire et, dès le mois de février, le ministre a confirmé que, sauf dans le cas du BTV1 et des animaux  exportés, il s'agissait d'une vaccination facultative. Rendre obligatoire une vaccination lorsque l’on ne dispose pas des doses de vaccin pour satisfaire aux demandes de l’ensemble des éleveurs n’était pas possible.
«Dans la réalité, il y a eu une adaptation régulière, comme sans doute dans tous les autres Etats membres con?frontés à la même situation.»
Une vaccination facultative ne nécessite donc pas de mandat sanitaire comme c'est le cas pour la grande majorité des vaccinations en élevage. Par conséquent, nous n'avons pas « balayé la doctrine sanitaire française ». Nous avons fait des choix adaptés, certes à la situation sanitaire, mais aussi au contexte social d'élevages déjà touchés, aux risques de production de vaccin...
D..V. : Divers intervenants ont eu le sentiment d'être livrés à eux-mêmes. Le commandement sanitaire, jusque là très efficace, est-il remis en cause ?
J.-M. B.  : La critique est souvent  facile. Cette crise, depuis son apparition en 2006, est de loin celle qui a donné lieu au plus grand nombre d’arrêtés et d’instructions rédigés par la DGAL*. Qui a souvenir d'avoir eu à gérer une telle situation ? Il a fallu faire face à une situation exceptionnelle avec des outils de lutte que sont les vaccins, d'abord inexistants, puis ensuite livrés en plusieurs fois et au moment où les animaux sont en pâture ou en transhumance, sans oublier les problèmes avec l'Italie et la clause de sauvegarde.
Dans la réalité, il y a eu une adaptation régulière, comme sans doute dans tous les autres Etats membres confrontés à la même situation.
Les choses seront plus faciles l'année prochaine, quand la vaccination sera incluse dans les visites régulières de prophylaxie.
D.V. : Pour atteindre les objectifs d'une vaccination de cette ampleur, la logistique est essentielle. Allez-vous adjoindre à vos services centraux des compétences supplémentaires en la matière ?
J.-M. B.  : Là encore, en raison de la forte mobilisation du ministre auprès de la Commission européenne, il a été obtenu un financement important pour l’achat des vaccins et pour la vaccination, ce qui impose un minimum de rigueur dans l’organisation des versements. La solution retenue, outre qu’elle a été discutée avec des représentants des vétérinaires, conditionne le versement de plusieurs dizaines de millions d’euros.
«Une réflexion sur l'actualisation du mandat sanitaire est certainement nécessaire.»
Comme vous l’indiquez à juste titre, la DGAL n’a jamais été une plate-forme logistique et pourtant, grâce à une forte mobilisation des agents, nous avons organisé l’appel d’offre, et nous assurons depuis lors la livraison dans l’ensemble des départements. Les choses sont à l’évidence perfectibles, mais nous faisons face avec détermination.
En revanche, la situation en 2009 sera totalement différente dans la mesure où la vaccination se fera en routine.
D.V. : La campagne prochaine de vaccination aura-t-elle un caractère obligatoire ?
J.-M. B.  : La réponse est clairement oui et a été annoncée par le ministre. Nous travaillons à la préparation des textes, et nous serons amenés à en discuter, dans les prochaines semaines, avec les représentants professionnels.
D.V. : Relèvera-t-elle du strict exercice du mandat sanitaire ? Utilisera-t-elle un vaccin mixte sérotype 1 et sérotype 8 ?
J.-M. B.  : Il n'est pas prévu de vaccin mixte : dans les travaux en cours menés par les industriels, il n'est pas demandé d'ATU ou d'AMM pour le moment sur ce type de vaccin. La situation devrait cependant évoluer en 2010. Dans la mesure où la vaccination est obligatoire, elle doit être réalisée dans le cadre du mandat sanitaire.
D.V. : Le thème de l’atelier Mandat sanitaire des prochaines Rencontres nationales vétrinaires sera : « Le culicoïdès aura-t-il la peau du mandat sanitaire ? » Quel est votre pronostic ?
J.-M. B.  : Il faut relier cette question avec ma réponse sur la doctrine sanitaire française. Mais une réflexion sur l'actualisation du mandat sanitaire est certaine-ment nécessaire : une demande a été faite par le ministre dans ce sens et elle correspond à une demande que les vétérinaires
eux-mêmes ont exprimée à plusieurs reprises.
Charles Guené, sénateur et conseiller général de la Haute-Marne, a été nommé comme parlementaire en mission auprès du ministre sur l’exercice libéral de la médecine vétérinaire. Un des objectifs de cette mission est de réfléchir à la place du vétérinaire libéral et à l'évolution de son rôle dans le système français de surveillance et de gestion des risques tout au long de la filière animale.
Le sénateur Guené devra ainsi notamment procéder à une évaluation des rapports qu'entre?tiennent l'Etat et les vétérinaires libéraux au travers de l'exercice du mandat sanitaire et définir les modifications ou évolutions qui pourraient être apportées à ce contrat original afin de maintenir sur le territoire national un maillage vétérinaire efficace.
*DGAL : Direction générale de l’alimentation.
 
L’Ordre lance une consultation sur « l’unicité du domicile d’exercice professionnel »
>> Débat
Le Conseil supérieur de l’Ordre des vétérinaires (CSO) est amené à revoir l’un des piliers du Code de déontologie - l’unicité du domicile professionnel – et lance, à cette occasion, une large consultation auprès des vétérinaires.
Sa démarche s’inscrit dans le contexte du déploiement de la directive européenne Services (dite aussi Bolkestein), favorable à la liberté d’installation en général et incitant à la libre circulation des biens et des services.
En l’état actuel de sa réflexion, le CSO a identifié deux options stratégiques :
- abroger le principe d’unicité et définir les modalités de fonctionnement des différents domiciles d’exercice professionnel d’une même structure vétérinaire ;
- conserver le principe d’unicité, tout en acceptant la possibilité pour une structure d’exercice vétérinaire d’ouvrir un nombre important de domiciles d’exercice professionnel.
Le CSO souhaite recueillir toutes les contributions : témoignages sur des situations de terrain illustrant le bien fondé ou au contraire les blocages induits par le principe d’unicité (à envoyer par voie électronique ou par courrier) et réponses à un questionnaire dédié.
Ce dernier est construit selon trois axes principaux : les attentes des clients, celles des vétérinaires et celles sociétales. Il s’agit pour chaque praticien de s’évaluer par rapport  à 21 critères pré-établis.
Les contributions sont à envoyer avant le 15 septembre au secrétariat du CSO ou directement auprès de Jacques Guérin, con?seil?ler en charge de ce dossier.
Cette consultation sera suivie d’une réunion de synthèse qui se déroulera le 23 septembre. Ensuite, l’assemblée générale de l’Ordre des 3 et 4 octobre, à Amiens, permettra aux conseillers ordinaux de se déterminer par un vote individuel. Cette décision servira de socle de travail au CSO. n
>> Encore plus d’infos !
   Pour obtenir notamment le questionnaire, contacter : Jacques Guérin, courriel :
j.guerin-na88@veterinaire.fr, ou Evelyne Hassid, tél. : 01.53.36.16.00. L’ensemble
du dossier est en ligne à l’adresse : www.unicitedudomiciledexercice.fr.
A lire également : l’article R.242-53 du
Code de déontologie, l’article dans la revue
de l’Ordre n° 30 sur la directive Services, ainsi que celui sur l’avenir de l’unicité du domicile professionnel dans le numéro 33
 page 32 de cette même  publication.
 
FCO : que les sommes avancées par les confrères leur soient versées avant le 15 juillet
Rémi GELLÉ
Président du SNVEL*
>> Courrier
Dans un courrier adressé à Michel Barnier, ministre de l’Agriculture, le président du SNVEL* demande à ce que les sommes avancées par les vétérinaires dans le cadre de la vaccination contre la FCO** leur soient versées avant le 15 juillet.
Monsieur le Ministre,
Lors du comité de pilotage consacré à la FCO** en date du 17 avril, vous avez demandé à la profession vétérinaire de s‘engager à déduire les aides de l’Etat de leur honoraires de vaccination.
Je vous avais répondu positivement, en précisant toutefois être dans l’attente des conditions précises de cette déduction, en particulier concernant les modalités de calcul de la TVA.
Les réponses nous sont parvenues le 26 mai dernier. Ce long délai de réponse a pour conséquence que l’engagement pris d’un règlement à 45 jours des sommes précomptées par les vétérinaires n’est pas respecté.
Les vétérinaires libéraux, en collaboration avec les Directions départementales des services vétérinaires, ont assuré sans faille la réalisation de la majeure partie de la campagne de vaccination contre la FCO. La profession vétérinaire a relevé ce défi dans un climat détestable et est aujourd’hui encore remise en cause dans ses prérogatives par certaines organisations professionnelles agricoles. Dans ce contexte, vous comprendrez sans difficulté que le retard pris dans le versement des aides aux éleveurs, dont vous avez demandé aux vétérinaires de faire l’avance, est difficilement acceptable.
Le SNVEL, en charge des intérêts matériels des vétérinaires, ne pourra tenir son engagement pris le 17 avril que dans la mesure où les délais de paiement annoncés seront respectés. C‘est pourquoi, dans un souci de pragmatisme, je vous demande d’agir sans retard pour qu’avant le 15 juillet, les sommes avancées soient versées aux vétérinaires ayant réalisé leur travail.(…)
*SNVEL : Syndicat national des vétérinaires d’exercice libéral.
**FCO : Fièvre catarrhale ovine.
 
Un pharmacien condamné pour délivrance au détail sans ordonnance
>> Pharmacie vétérinaire
Un pharmacien de Chaumont (Haute-Marne) a été condamné, le 6 mai,  par le tribunal de Grande instance de Chaumont pour avoir délivré au détail à plusieurs éleveurs, entre 2001 et 2005, à titre gratuit et onéreux, sans ordonnance, des substances classées comme vénéneuses.
Le professionnel avait déjà été condamné en 2001 par la cour d’appel de Dijon, pour des faits similaires commis de 1997 à 1999, à 4 mois d’emprisonnement avec sursis et à une amende de 80 000 F dont il s’est depuis acquitté. L’état de récidive légale a dû cependant être écarté, en raison de l’amnistie des faits intervenue en 2002.
Cette nouvelle affaire a été révélée à la suite de la détection, en  2002, de résidus antibiotiques dans du lait, en provenance d’un élevage où avait été administré un médicament acheté sans ordonnance auprès de ce pharmacien. A l’initiative de la Direction départementale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, et avec le concours de la DSV, des contrôles inopinés ont été effectués sur plusieurs mois auprès de plusieurs éleveurs du bassin agricole de Chaumont.
Il s’est avéré que le pharmacien de Chaumont avait délivré à de nombreux éleveurs des médicaments sans ordonnance et satisfait même, à plusieurs reprises par voie postale, à des commandes à distance (passées notamment par téléphone ou par fax).
Dans ses attendus, le tribunal a reconnu que « le comportement transgressif » du prévenu a fait courir un danger à la santé publique.
Au final, il le condamne à verser des dommages et intérêts à toutes les organisations qui se sont constituées partie civile : 1 000 € pour le Conseil supérieur de l’Ordre des vétérinaires, le Conseil régional de l’Ordre des vétérinaires Champagne-Ardenne et le SNVEL*, 5 000 € pour la Fédération nationale bovine (FNB) et l’association Consommation, logement et cadre de vie. Le pharmacien devra en outre verser, au titre de l’article 475-1 du Code de procédure pénale, 1 000 € aux trois premiers, 1 500 € à la FNB ainsi qu’à la dernière association. Le condamné n’a pas fait appel.
*SNVEL : Syndicat national des vétérinaires d’exercice libéral.
 
Le décret prescription-délivrance présenté au Space
>> Vétérinaires GTV
Le décret prescription-délivrance est le thème de communication choisi par les vétérinaires GTV* pour le Space 2008 qui se tiendra, du 9 au 12 septembre, à Rennes.
A travers des conseils à destination des vétérinaires et des éleveurs, nos confrères souhaitent légitimer et systématiser la délivrance par les vétérinaires. Le slogan retenu, « Qui prescrit bien, délivre bien », véhicule l’idée de chaîne de la prescription-délivrance.
« Nous souhaitons positionner le vétérinaire comme un ayant-droit majeur de la délivrance du médicament en expliquant d’une part le bilan sanitaire et d’autre part le protocole de soins avec prescription-délivrance sans examen clinique », insiste Stéphane Martin, responsable de l’organisation du pôle santé animale au Space qui s’étend cette année sur 204 m2.
Information sur la FCO
Grâce aux sponsors du stand**, auxquels se sont joints cette année Boehringer-Ingelheim et Vétoquinol, les vétérinaires GTV proposeront une animation permettant de gagner, comme l’an dernier, un quad. L’objectif affiché est d’obtenir une mobilisation encore supérieure à celle de 2007 et donc de dépasser les 3 200 bulletins de jeu remplis par les éleveurs. Ces bulletins sont disponibles dans la revue Réussir Lait et dans les kits Space qui seront adressés, fin juillet, à tous les vétérinaires du Grand Ouest.
Sur le stand, sur lequel la présence de l’Ordre est renforcée cette année, les vétérinaires distribueront un livret technique qui, outre le décret prescription-délivrance, contient une page d’information sur la FCO.
Pour inciter environ 70 vétérinaires à venir tenir le stand, les GTV organiseront un jeu leur permettant de gagner, chaque jour, un détecteur de radars***. n
>> Encore plus d’infos !
  Site Internet : www.gtv-space.com.
*GTV : Groupements techniques vétérinaires.
**Schering-Plough Vétérinaire, Intervet, Pfizer, Merial, Novartis, Biove, Dolisos, Virbac.
***avec le soutien de TVM et des centrales d’achat.
 
Kératite chronique avec infiltrat éosinophile : première description chez le chien
>> Etude clinique
La kératite éosinophilique est un type particulier de kératite bien décrit chez le chat et le cheval mais méconnu chez le chien. Cette étude* décrit une série de 28 chiens souffrant de lésions cornéennes chroniques, dans lesquelles l’histologie a révélé un infiltrat par des éosinophiles.
La population concerne, entre autres, 8 boxers et 3 bouledogues français. L’âge moyen est de 7 ans (de 9 mois à 10 ans) et l’anamnèse révèle des ulcères chroniques ou récurrents (25) ou une kératite chronique (3) associés à un prurit péri-oculaire, un blépharospasme et un larmoiement ainsi qu’une conjonctivite.
Les lésions cornéennes étaient unilatérales (19) ou bilatérales (9) avec une néovascularisation, un œdème, un ulcère et une infiltration superficielle du stroma.
L’eosinophilie est présente dans 11 cas sur 20 chiens testés. Des symptômes discrets d’atopie sont relevés dans une majorité de cas et les tests allergologiques intradermiques révèlent dans 14 cas sur 17 une sensibilisation aux aéroallergènes, en particulier, aux acariens de maison.
Les lésions microscopiques sont une hyperplasie superficielle de l’épithélium avec clivage ou ulcération centrale, une fibrose stromale superficielle avec œdème et néovascularisation, un infiltrat inflammatoire polymorphe comprenant des éosinophiles migrant des vaisseaux vers la zone sous-épithéliale
Les corticostéroïdes, les anti-allergiques (lodoxamine) et la ciclosporine en association constituent un traitement efficace.
En conclusion, ces kératites canines avec infiltration éosinophilique suggèrent une étiologie allergique. Cette série constitue la première description mondiale de cette entité pathologique et évo?que la kératoconjonctivite atopique de l’Homme, dont les lésions  majeures sont des ulcères et des érosions cornéennes.
* Georges de Geyer, vétérinaire en activité référée en ophtalmologie à Angers, congrès de l’European Society of Veterinary Ophthalmology, à la mi-mai, à Versailles.
 

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